Portada El Canillita Digital
Chilenos en Ginebra (en francés)

Des chiliens dans la presse genevoise…
Alfonso Quiroga, l’infirmier de la Maison rose

(Lu dans Migros Magazine du 9 août 2005)

Jacques Probst, auteur, dramaturge et acteur genevois répond dans une interviu: ...  « J'ai connu des périodes vraiment trop alcoolisées….Quelques jours plus tard, de retour à Genève, je vois le Dr Gâche …le chef du service d'alcoologie à l'hôpital, qui m'invite à me présenter le lendemain à ce que j'appelle la Maison rose dans mon recueil. Soit le Petit Beaulieu, place Reverdin. Là, je suis tombé sur Alfonso, un infirmier, un Chilien, un type génial!... avec un accent à couper au couteau. Il est direct, il prend pas des gants, il y va franco! ….Ce matin encore, je reviens d'une réunion qu'il anime... L'an dernier, une infirmière m'a dit: mais maintenant vous n'avez plus besoin de venir tous les jours! J'ai dit: si! moi je viens pour le plaisir d'écouter Alfonso. Si Alfonso donnait des cours de théâtre, je prendrais des cours chez lui. Finalement, je me fous de quoi il parle, Alfonso, pourvu qu'il parle. En plus, là, c'est de l'alcool qu'il parle, et ça, c'est un sujet en or, un sujet qui m'intéresse! Et il est doué là-dessus! C'est le premier type que j'ai vu à ma sortie des brumes de l'alcool - oui, parce que évidemment la nuit précédant mon entrée à la Maison rose, je n'avais pas lésiné: deux bouteilles de whisky et trois de rouge espagnol. Quand j'ai vu Alfonso, il a dû se produire le même phénomène qu'avec les oies de Konrad Lorenz. Vous connaissez l'histoire? Konrad Lorenz avait remarqué que les oisons - les petits d'oie - lorsqu'ils éclosent se mettent à suivre la première chose qui se présente à eux, comme si c'était leur mère. Lorenz avait fait l'expérience sur lui-même: à peine nés, les oisons lui collaient aux mollets. Moi, peut-être que c'est ça: le premier visage que j'ai vu dans ma vie sans alcool, c'est celui d'Alfonso ».

Hommage a Eduardo Herrera

(Lu dans Journal de la Maison de quartier d’Aïre-Le Lignon N° 75, Juin 2005 Par : Chantal Longchamp, présidente Maison de Quartier de Lignon, conseillère municipal de Vernier)

« Eh non, hélas ! Pour la première fois depuis près de six ans, vous ne lirez pas au bas de ce petit éditorial la signature habituelle de celui qui a été l’auteur d’articles pleins de finesse et d’intelligence.

Eduardo Herrera a choisi de laisser la présidence de la Maison de quartier d’Aïre-Le Lignon à une autre personne qu’il a dû juger porteuse des mêmes convictions que les siennes et peut-être capable de reprendre le flambeau. C’est faire un bien grand honneur à celle qui a maintenant la charge de s’adresser à vous et de conduire, avec l’aide d’un comité expérimenté, la destinée de cette Maison de quartier qui a à jouer un rôle important de catalyseur de la vie sociale et culturelle à Aïre et au Lignon.

Ce rôle, dévolu à toute Maison de quartier, d’artisan de lien social, d’intervenant toujours à l’ouvre pour favoriser une meilleure intégration de chacun dans son lieu de résidence, Eduardo Herrera l’a sans cesse conforté, et continue à le faire à travers son engagement de conseiller municipal.

En tant qu’homme formé aux sciences politiques et sociales, en tant que militant sincère et attentif aux réalités sociales constatées sur le terrain, il a toujours considéré qu’une société ne peut pleinement fonctionner que par la participation engagée de tout un chacun. C’est d’en-bas, de la base de la société, grâce au dévouement solidaire de tous que les choses peuvent changer. Certes, l’Etat est le garant de tous les citoyens, mais le « bien-vivre ensemble » dépende surtout de l’addition des bonnes volontés qu’une Maison de quartier est à même de fédérer.

A travers l’association des Chiliens, pendant près de quinze ans au sein du comité de la Maison de Quartier qu’il a présidé depuis 1999 et aujourd’hui au Conseil municipal de Vernier, Eduardo Herrera continue à défendre avec force l’idée que le système associatif constitue l’un des meilleurs remparts contre la tentation de l’individualisme, du chacun pour soi, d’un repli dans la solitude, qui menace la cohésion de notre société.

C’est pourquoi tous ceux (employés de la Fas’e et membres anciens et actuels du comité) qui ont eu la chance de collaborer avec Eduardo Herrera lui savent gré de son engagement sincère, de ses prises de position courageuses et sans compromission et lui disent un immense MERCI ! pour la tâche accomplie au sein de la Maison de Quartier d’Aïre-Le Lignon. Enfin, plus exactement, ils lui disent merci et ENCORE !, car il reste bien des batailles à mener pour que les associations et leur revendications soient mieux entendues par le monde politique…


Constanza Bravo, ou l’art de la couleur

(Lu dans Femina No.24)

« Née  à Santiago dans une famille de sept enfants, Constanza rayonne lorsqu’elle parle de ses souvenirs. Une enfance sympa à la campagne, des études de lettres à Santiago et, enfin, son installation à Genève, en 1989 (« par amour » dit-elle en éclatant de rire.)……Gravure (sa spécialisation), collage, aquarelle, pointe sèche, dessin, monotype…toutes ces techniques son utilisées par l’artiste. …. Coloriste extraordinaire (ah , ses rouges et ses bleus !), elle dessine aussi, on s’en doute, merveilleusement bien. Ainsi, feuilleter les pages de ses ouvrages est un pur régal…le Département des affaires culturelles de la ville de Genève ne s’est pas trompé lorsqu’il a attribué la bourse d’aide à l’illustration à son album Les Boîtes à Mots, un petit bijou qui parle de mots justement….et, grande nouvelle, sa sélection à la Biennale d’illustrations de Bratislava, en Slovaquie. Elle y représentera la Suisse en compagnie de neuf autres illustrateurs parmi une trentaine de pays avec Les Boîtes à Mot e La Petite Danseuse et la Marionnette. Monique Stidel »

Volver
al principio
Volver
a portada